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Roman photo(1...

  • Jun 4, 2008
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Roman photo(1)
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ROMAN PHOTO...

  • May 28, 2008
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ROMAN PHOTO
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La préhistoire de la mode...

  • Jan 23, 2008
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La préhistoire de la mode [modifier]

À l'époque baroque [modifier]

Alors que pendant la guerre de Trente Ans la mode était plutôt variée, la cour du Roi Soleil fut à l'origine d'une évolution importante.

Deux jeunes filles, par Louis Le Nain.
Deux jeunes filles, par Louis Le Nain.

La mode masculine avait alors un côté « féminin », les hommes portaient des « habits de femmes ». Au début de cette période, les vêtements incarnaient la facilité, la liberté et ils étaient marqués par une apparence pittoresque. Des règlements qui existaient depuis le XIIIe siècle déterminaient la mode : rédigés dans les communes par des magistrats et des seigneurs, ils avaient pour but de conserver les bonnes mœurs, aider la propre industrie, se protéger des influences étrangères et de luxe inutile, mais le but principal était de conserver les différences des classes.

Les femmes portaient des cols plus effilés, car le décolleté était élargi jusqu’aux épaules. Elles portaient le plus souvent des jupes en forme de cloches et des corselets avec un grand décolleté. Les manches arrivaient jusqu’aux coudes au maximum. À la maison chaque femme portait un manteau de maison. En France et en Angleterre, les femmes se protégeaient le visage avec un masque, et beaucoup plus tard avec un voile. L’Italie et l’Allemagne ne se sont pas ralliées à cette coutume. Autour du cou, les femmes aimaient bien se mettre un col en four, qui était appelé « petit four aux puces », parce qu’on pensait qu’il était destiné à attirer les insectes. Contrairement aux italiennes, les femmes en Espagne, Allemagne, France et Angleterre ne montraient jamais leurs vrais cheveux. La minceur générale des femmes était soulignée par les corselets, qui étaient munis de ressorts d’acier d’une longueur d’un demi-mètre. À la fin du XVIIe siècle les premières « mouches » apparurent sur les visages des femmes.

du XVIIIe au XXe siècle [modifier]

Article détaillé : costume au XVIIIe siècle.
Les « modernes incroyables », satire parue dans les Caricatures Parisiennes en 1810.
Les « modernes incroyables », satire parue dans les Caricatures Parisiennes en 1810.

Le monde pré-industriel n'était pas indifférent à l'apparence, mais celle-ci avait pour fonction de théâtraliser la hiérarchie sociale. À l'opposé du rejet contemporain de l'uniforme, la coutume assignait à chacun son habit en même temps que son rang social. Jusqu'au XXe siècle, le vêtement de la femme change peu dans sa ligne générale, sauf lors du Directoire, mais les vêtements des courtisans frappent par leur splendeur. Le grand seigneur porte sur son dos sa richesse foncière, pour la montrer, au risque de la dilapider. L'indépendance d'esprit de l'aristocratie se manifeste à certaines époques par la mise en valeur libertine du corps.

En France, c'est au XIVe siècle que commencent à se diffuser dans le pays les usages vestimentaires de la Cour. La haute couture parisienne sera l'héritière de ce phénomène. Mais la noblesse est protégée de toute véritable immixtion par ses privilèges, y compris celui de porter talons rouges. Peu avant la Révolution française, des almanachs de mode illustrés font connaître la mode de Paris aux lectrices de province et d'Europe. Le même phénomène s'était produit un peu plus tôt en Angleterre. C'est là l'apparition de la presse de mode, ce vecteur essentiel de la libéralisation de l'habit.

Avec les sans-culottes, le vêtement prend une signification politique. Rayures et pantalons pervertissent les codes vestimentaires de l'Ancien Régime. Du côté royaliste, Muscadins à la chute de Robespierre, Merveilleuses et Incroyables sous le Directoire, préfigurent le dandysme, voire les futures tribus urbaines. Mais l'accent demeure évidemment mis sur l'appartenance à une élite aristocratique : le droit à l'excentricité est lui-même un privilège.

L'empire de l'éphémère : haute couture et confection [modifier]

Article détaillé : la mode en 1900.
Le costume de bain tel que pensé dans les maisons de couture en 1912.
Le costume de bain tel que pensé dans les maisons de couture en 1912.

La mode se constitue réellement avec l'invention de la haute couture qui, tout en recrutant sa clientèle parmi les élites classiques, n'a cessé de mettre en scène sa proximité avec la nouvelle aristocratie des artistes. Le créateur de mode réussit à s'imposer comme un « artiste du luxe », selon l'expression de Lipovetsky dans L'Empire de l'éphémère.

Au XIXe siècle, Charles Frédéric Worth invente les mannequins vivants et, au début du XXe siècle, Jeanne Paquin les défilés de mode. Il existait une vingtaine de maisons de couture à Paris en 1900 (une centaine en 1946, 14 actuellement après les dernières fusions). Le grand couturier n'est plus un artisan au service de ses clients, il fait partie de leur monde, un monde plus mélangé qui se constitue sous le second Empire et se cherche une âme en même temps qu'une légitimité. Avec le dandysme, théorisé par Baudelaire, il les trouve : la correction de l'élégance tient lieu de naissance, tant l'esthétique constitue en fait une éthique, inimitable pour celui qui n'est pas déjà un élu.

Au début du XIXe siècle, la confection (le futur prêt-à-porter) apparaît, en même temps que les grands magasins. Elle sait populariser la mode, utiliser des imitations bon marché des matières nobles. Elle possède ses propres créateurs talentueux, comme Cacharel ou Jean-Paul Gaultier. Depuis la création par Yves Saint-Laurent de sa collection Rive gauche, on peut parler d'un prêt-à-porter de luxe, qui n'est pas un simple succédané de la haute couture. La haute couture, qui travaille pour un nombre très réduit de clientes, semble hésiter entre le statut d'art pur et celui d'un outil de promotion pour les accessoires de mode et les parfums.

Pour se diffuser, la mode a su faire alliance avec l'image, de l'illustration à la télévision. Coco Chanel conclut en 1930 un accord avec Samuel Goldwyn pour habiller les stars d'United Artists. À partir de 1985, les top models deviennent des vedettes médiatiques à part entière.

Le grand brouillage [modifier]

Marlon Brando sur scène dans la pièce Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, en 1948.
Marlon Brando sur scène dans la pièce Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, en 1948.

Après la Seconde Guerre mondiale, la production est surtout marquée par l'émancipation du corps de la femme, préparée par Paul Poiret, puis Coco Chanel, l'invention des « jeunes » et l'industrialisation accrue. La démocratisation du vêtement va de pair avec une prolifération des mouvements de mode adolescents, inséparables des courants musicaux. Il n'est plus si facile de réduire la mode au prestige d'une élite définie, serait-ce celle du spectacle, ni au souci de distinction au sens sociologique du terme. L'anglais différencie utilement ce qui est de l'ordre de la mode bourgeoise, ou fashion, et ce qui est vécu comme subversif, ou fad.

Grâce aux médias, la caste spectaculaire, vedettes, artistes et, finalement, top models, fournit à la société des modèles de consommation. Cette bourgeoisie de l'apparence appartient toujours, en fait, à la réalité socio-économique, mais semble en être détachée. De plus, le rapport de la mode à la rue est devenue complexe. Qui imite qui ?

On peut, en effet, noter que le port de tel ou tel vêtement, de tel ou tel accessoire, devient souvent à la mode après qu'une personnalité (people, acteur, top-model, etc.) l'a porté. C'est ainsi que sont devenues à la mode de nombreuses façons de se vêtir. Par exemple :

  • le port du T-shirt s'est rapidement développé après que les acteurs de cinéma John Wayne, Marlon Brando et James Dean en ont porté à la télévision. Le public fut tout d'abord choqué, pour finalement l'accepter avec le temps. Brooke Shields a contribué a lancé la marque Calvin Klein avec sa célèbre phrase : "savez-vous ce qu'il y a entre mon jean et moi ?"
  • Le port du bikini a pris un essor très important lorqu'en 1956, Brigitte Bardot le rendit populaire dans le film « Et Dieu… créa la femme » dans lequel elle le portait en toile vichy.
  • Le port du col roulé s'est rapidement développé après que l'acteur de cinéma Noel Coward en a porté.
  • Le sac conçu par la société Hermès, est devenu très à la mode sous le nom de sac Kelly après que la princesse Grace Kelly l'a porté. La photo publiée par la revue Life magazine en 1956 qui montrait Grace Kelly cachant sa grossesse derrière un grand sac Kelly fut à l'origine de ce mythe.
  • Le top à col roulé présentant un décolleté est devenu à la mode après que la Princesse Stéphanie de Monaco s'est fait photographier ainsi vêtue.
Style de coiffure plutôt BCBG ; à côté se développent les modes alternatives
Style de coiffure plutôt BCBG ; à côté se développent les modes alternatives [1]

Dans les années 1960, l'uniformité était plus manifeste que la volonté de se distinguer, qui sert de grille d'interprétation aux sociologues de la mode, depuis Georg Simmel (1904). Le jeans triomphe en France à partir de 1967. Il constitue bientôt l'uniforme de la jeunesse mondiale, garçons comme filles. C'est paradoxalement là une façon de revendiquer l'individualité et la décontraction, en rejetant le vêtement « bourgeois ». Dans les années 1980, la différenciation reprend ses droits : le futur critique d'art télévisuel Hector Obalk (alias Eric Walter), Alain Soral et Alexandre Pasche rencontrent un succès certain en expliquant[2] (avec humour) « aux parents » ces mouvements de mode en concurrence les uns avec les autres. Minets pops, hippies, BCBG (Bon Chic Bon Genre), baba cools, punks, New Wave, pirates, etc. Ils dressent une anthologie, restée unique, des différences modes (vestimentaires et culturelles) de 1964 à 1984. L'ouvrage comprend leur description (panoplie dessinées) mais aussi leur génèse par rapport aux normes établies par les parents ou les grands frères : passage du conformisme petit bourgeois des années 1960 à l'anti-conformisme hippy ou gauchiste des années 1970 ; passage de l'anti-conformisme baba au nihilisme punk, puis au culte de l'artificiel New Wave.

La compétition dans les looks semble cependant s'être calmée au profit de l'éclectisme inspiré de la world music. On notera aussi le succès de la silhouette sportive à l'américaine : survêtement, T-shirt, casquette et chaussures souples, ainsi que le retour aux éléments de mode des années 80.

Enfin, dans les années 2000, deux tendances semblent s'imposer en parallèle : D'un côté, l'aspect des vêtements tend à devenir moins important que la marque, expression du pouvoir d'achat du consommateur et de l'image ou philosophie de vie auquel il s'identifie. La mondialisation et la concurrence ont entraîné la fusion des groupes de l'industrie de la mode et du luxe et un marketing poussé. Les nécessités liées à la rentabilité et au retour sur investissement ont augmenté le nombre de collections par an, accéléré le roulement des nouveaux produits, tout en faisant et défaisant les modes en très peu de temps. A l'inverse, on a pu observer un rejet de la mode en tant que stigmate de la consommation à outrance, avec le phénomène "No Logo" - en référence à l'ouvrage de Naomi Klein, figurant en 2000 sur la liste du Gardian Award, puis paru en France en 2001. Cette volonté de résister aux diktats et aux apparences consuméristes s'est notamment illustré dans le refus de porter des marques aux logos ostentatoires.

La mode contemporaine exprimerait à la fois une certaine attitude grégaire et le rejet de toute appartenance à une catégorie déterminée. L'adolescence est une classe qui n'en est pas une, une classe d'âge éphémère. L'élite des médias semble vivre dans un monde irréel, instable. Il en va de même pour les mannequins. Comme il existe aussi une fascination récente pour le monde gay, qui conteste les rôles sexuels traditionnels.

Les années 2000 semblent propices au rapprochement de la mode et l'art contemporain. La mode emprunte des références esthétiques et des thématiques développées par les artistes, et joue également un rôle de plus en plus prépondérant dans le financement de leurs oeuvres, via le mécénat et les commandes d'oeuvres (notamment par Bernard Arnault et François Pinault) pour les lancements de boutiques et de produits.

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  • Jan 16, 2008
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LE FRANCAIS,CAPITAL CULTUREL EUROPEEN

  • Jan 9, 2008
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1. Le titre du projet:  

                                    LES TRADITIONS EN FRANCE ET EN ROUMANIE    

 

 

2.But du projet:

                     Approfondir les connaisances sur la culture et la civilasition francaise

                     Faire une demarche interculturelle    

 

 

3.destinataire vise:

                     Les camarades,les profeseurs,le public qui visite le blog(les internauts)                            

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Gastronomie du Grece

  • Nov 21, 2007
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Bucataria Greciei are savoarea istoriei unuia dintre cele mai vechi popoare, condimentata cu placerea de a trai a celor care au facut din mersul la restaurant un eveniment artistic si social. Iar mancarea greceasca este cu atat mai mult in prim-plan cu cat, oriunde ai privi in jur in Romania, auzi de vreo afacere elena. Imaginati-va la un pahar de uzo la umbra unui copac sau intr-o taverna pe malul marii, pe una dintre insulele Greciei. E drept, suntem in toiul iernii, iar temperaturile sub zero grade fac ca efortul sa fie prea mare, dar niciodata nu strica o vacanta, chiar si in vis. Una dintre metodele care ar putea prelungi visarea la soarele elen ar fi o masa greceasca autentica. Si nu este vorba neaparat de tzatziki sau suflaki. Pentru ca mancarea din Grecia inseamna mai mult decat sabloanele atat de mediatizate. Grecii, asemeni vecinilor lor de la Mediterana, italienii, au si ei haute cuisine, un stil bazat pe ingrediente proaspete si de sezon. Ceea ce distinge mancarea grecilor este o combinatie de ingrediente unice, filozofie, condimente si nelipsitul ulei de masline. Bucataria greaca este una dintre cele mai vechi ale lumii, cu radacini adanci de 2.500 de ani. Intr-un moment in care europenii nu stiau decat sa friga pestele sau carnea, grecii perfectionau arta combinarii ingredientelor si a condimentelor. Nu s-au dat deoparte nici cand a fost vorba sa calatoreasca pentru a descoperit noi produse. De exemplu, poetul Archestratus, care a trait in anul 330 iHr, a scris o carte de bucate cand s-a intors dintr-o calatorie prin Sicilia, pe coasta Marii Negre si in Asia. Grecii au avut bineinteles si o zeitate care a vegheat la binele gastronomiei, Adephagia. Zeita a fost cea care a dezvaluit secretele folosirii ierburilor pentru a da gust mancarurilor de zi cu zi, inclusiv busuiocul care da parfum aerului oriunde s-ar afla, in special in insula Samos. In Romania nu se stie foarte mult despre mancarea greceasca veritabila. Cu exceptia catorva restaurante despre care grecii spun ca mai au de lucru pana sa ajunga la savoarea greceasca autentica, romanii rar au gustat antricot Dalamanara, branzeturi precum kasseri, myzithra, kefalotiri sau honey pie.Trei bucatari greci au vizitat de curand Capitala pentru a arata romanilor cum arata o masa cu parfum grecesc adevarat si cu ce se mananca de fapt soarele Greciei. Pianoplakis John, chef, Kalergis John, specialist in salate, si Bitzos Apostolos, maestru in pregatirea de dulciuri, au etalat timp de o saptamana ce are mai bun gastronomia greceasca. "Se vede clar diferenta dintre ceea ce se gateste in partea de nord a Greciei si mancarea din insule", spune Pianoplakis, care spune ca nordul este puternic influentat de traditiile bizantine, in timp ce insulele au imprumutat din spiritul italian. Grecia s-a aflat la rascrucea drumurilor din Mediterana inca de pe vremea lui Homer. Insulele, aflate intre Turcia si Italia, s-au luptat adesea intre ele si desi conflictul a avut efecte negative, gastronomia a beneficiat din plin de pozitionare.Bucatarii spun ca o masa traditionala in Grecia incepe cu aperitivele (mezedes) din care nu lipsesc feta, maslinele, legumele de sezon, fasole "koukia" sau sardinele preparate dupa retete proprii. Felul principal este insa adevaratul festin. Grecii mananca orice fel de carne: porc, vita, peste sau fructe de mare. Printre cele mai populare mancaruri sunt: miel cu salata si sos de lamaie, porc cu linte, vita cu vinete, pui cu paste facute in casa, peste cu sos de rosii, usturoi si vin din insule, musaca, vinete cu sos de usturoi si otet. La prima vedere mancarea grecilor seamana cu cea traditionala romaneasca. Insa ceea ce particularizeaza bucataria elena este folosirea ierburilor si a condimentelor speciale. Aroma de oregano, menta sau rozmarin va exalta papilele gustative ori de cate ori gusti dintr-o mancare greceasca.Iar deserturile sunt pe cat de dulci, pe atat de spectaculoase si savuroase: honey pie, cataif, baclava, prajitura cu branza, budinca sau orez din care nu lipseste aroma de scortisoara. Caracterul special al mancarurilor traditionale grecesti este dat si de atmosfera in care se servesc. Pentru eleni, o masa cu prietenii, fie ca se afla la un restaurant, la o taverna sau acasa, este o intreaga filozofie sociala. Atmosfera din tavernele grecesti este foarte relaxata si informala, toti par ca se cunosc de o viata si isi spun povestea obligatoriu la un pahar de uzo.Se pare ca romanii s-au regasit foarte bine printre aromele grecesti. "In fiecare zi toate felurile de mancare prezentate s-au epuizat", povestesc bucatarii care spun ca ziua lor de munca incepea la 8 dimineata si se incheia seara tarziu. Si poate gustand din preparatele imaginate de greci, romanii vor intelege mai bine si tehnicile de management ale acestora.
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Alimentation en Grece

  • Nov 21, 2007
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Le régime alimentaire des Grecs antiques se caractérise par sa frugalité, reflet de conditions difficiles pour l'agriculture grecque. Il se fonde sur la « triade méditerranéenne[1] » : blé, huile d'olive et vin.
Sommaire[masquer]






1 Alimentation quotidienne
1.1 Pain
1.2 Fruits et légumes
1.3 Viande et poisson
1.4 Œufs et fromage
2 Boissons
2.1 Le vin
2.2 Le cycéon
3 Les banquets
4 Goinfres, gourmets et cuisiniers
5 Régimes alimentaires particuliers
5.1 Le végétarisme
5.2 Les régimes des athlètes
6 Notes
7 Voir aussi
7.1 Articles connexes
7.2 Bibliographie
7.2.1 Ouvrages généralistes
7.2.2 Articles spécialisés en ligne
7.3 Liens externes
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Alimentation quotidienne [modifier]

Salière en céramique à vernis noir, Ve siècle av. J.-C., musée du Louvre
Les Grecs font trois repas par jour :
un petit-déjeuner (ἀκρατισμός / akratismós) composé de pain d'orge trempé dans du vin pur (ἄκρατος / ákratos), éventuellement agrémenté de figues ou d'olives ;
un déjeuner (ἄριστον / ariston)[2] sommaire, pris vers midi ou au début de l'après-midi ;
un dîner (δεῖπνον / deĩpnon), le plus important repas de la journée, qui a généralement lieu la nuit tombée.
Il peut s'y ajouter un goûter (ἑσπέρισμα / hespérisma) en début de soirée.
Les Grecs mangent assis, l'usage de banquettes étant réservé aux banquets ou aux aristocrates[3]. Les tables, hautes pour les repas ordinaires et basses pour les banquets, sont d'abord de forme rectangulaire. Au IVe siècle av. J.-C., la table habituelle prend une forme ronde, souvent à pieds zoomorphes (par exemple en forme de pattes de lion). L'usage de déposer dans des tombes de petits modèles en terre cuite représentant des pièces du mobilier nous permet aujourd'hui d'avoir une bonne idée de ces meubles grecs.
Les galettes de pain peuvent servir d'assiette, mais les écuelles en terre cuite ou en métal sont plus courantes. La vaisselle se raffine au fil du temps et l'on trouve des assiettes en matériaux précieux ou en verre pendant l'époque romaine. L'usage de la fourchette étant inconnu, on mange avec les doigts. On s'aide d'un couteau pour la viande et d'une cuillère semblable aux cuillères occidentales contemporaines pour manger soupes et bouillies.
Il semble que dans la plupart des cas, les femmes mangent séparément des hommes. Quand la taille de la maison ne le permet pas, les hommes mangent en premier, les femmes passant à table une fois que ces derniers ont terminé leur repas[4]. Les esclaves assurent le service. Dans les familles les plus pauvres, ce sont les femmes et les enfants, s'il faut en croire Aristote[5], qui pallient le manque d'esclaves.

Pain [modifier]

Femme pétrissant de la pâte à pain, v. 500-475 av. J.-C., Musée national archéologique d'Athènes
Les céréales (σῖτος / sĩtos) constituent la base de l'alimentation grecque. Il s'agit principalement de blé dur (πύρος / pýros), d'épeautre (ζειά / zeiá) et d'orge (κριθαί / krithaí). Mondé par trempage, le blé peut être transformé de deux manières principales : réduit en gruau, il sera employé en bouillie ; moulu en farine (ἀλείατα / aleíata) et pétri, il sert à fabriquer du pain (ἄρτος / ártos) ou des galettes, simples ou mélangées à du fromage ou du miel. Le levain est connu mais le four en pierre n'apparaît qu'à l'époque romaine. D'après une prescription de Solon, législateur athénien semi-mythique du VIe siècle av. J.-C., le pain de froment doit être réservé aux jours de fête. Cependant, dès l'époque classique, il est vendu quotidiennement en boulangerie. Il reste néanmoins cher.
L'orge est plus facile à produire mais peu panifiable. Elle donne des pains nourrissants mais très lourds. De ce fait, elle est plutôt grillée puis moulue pour donner une farine (ἄλφιτα / álphita), laquelle sert à fabriquer la μᾶζα / mãza, le plat de base grec. Dans la Paix, Aristophane emploie l'expression ἔσθειν κριθὰς μόνας, littéralement « ne manger que de l'orge », équivalent du français « être au pain sec et à l'eau » (v. 449). Nous connaissons plusieurs recettes de la maza : elle peut être servie cuite ou crue, sous forme de bouillie, de boulettes ou de galettes. Là encore, la maza peut-être agrémentée de fromage ou de miel.

Fruits et légumes [modifier]
Les céréales sont souvent servies avec un accompagnement appelé génériquement ὄψον / ópson. Le mot désigne d'abord tout ce qui se prépare sur le feu, et par extension tout ce qui accompagne le pain. Dans l'Iliade, le terme désigne donc la viande, puis dans l'Odyssée, également le poisson. À partir de l'époque classique, il s'agit plutôt de légumes : choux, oignons, lentilles, fèves, différentes variétés de gesses, vesces ou encore pois chiches. Ils sont servis en soupe, bouillis ou en purée (ἔτνος / étnos), assaisonnés d'huile d'olive, de vinaigre, de γάρον / gáron — sauce de poisson ressemblant au nuoc mam vietnamien — et d'herbes. S'il faut en croire Aristophane[6], la purée est l'un des plats favoris d'Héraclès, toujours représenté comme un goinfre dans la comédie. Les plus pauvres consomment couramment des glands de chêne (βάλανοι / bálanoi)[7]. Les olives sont une garniture fréquente, qu'elles soient crues ou confites.
En ville, les légumes frais sont chers et peu consommés : les citadins peu fortunés se rabattent sur les légumes secs. La soupe de lentilles (φακῆ / phakễ) est le plat typique de l'ouvrier[8]. Les oignons, quant à eux, sont l'un des symboles de la vie militaire : Aristophane évoque dans la Paix le « rot de mangeur d'oignon » typique du soldat (v. 529). Un peu plus loin, le chœur chante la paix et sa « joie d'être délivré du casque / du fromage et des oignons » (v. 1127-1129).
Les fruits, frais ou secs, sont mangés en dessert. Ce sont principalement les figues, les grenades, les noix et noisettes. Les figues sèches sont également consommées en apéritif, en buvant du vin. Dans ce cas, elles sont souvent accompagnées de graines de lupin, de châtaignes, de pois chiches ou de faînes grillés.

Viande et poisson [modifier]

Le sacrifice, principale source de viande pour le citoyen urbain — ici une chèvre, cratère de Python, v. 360-350 av. J.-C., musée du Louvre
La consommation de poisson et de viande varie suivant la fortune de la maisonnée mais aussi son implantation : à la campagne, la chasse (principalement le piégeage pour les petites gens) permet de consommer oiseaux et lièvres. Les paysans possèdent également des basses-cours les fournissant en poulets et en oies ; les propriétaires un peu aisés pratiquent un élevage d'appoint de chèvres, de porcs et de moutons. À la ville, ces viandes sont chères, à l'exception du porc : à l'époque d'Aristophane, un cochon de lait coûte trois drachmes[9], soit trois jours de travail d'un ouvrier de chantier public.
La civilisation mycénienne pratiquait l'élevage de bovins pour leur viande. Au VIIIe siècle av. J.-C. encore, Hésiode décrit son idéal de festin campagnard :
« puissé-je avoir l'ombre d'une roche, du vin de Byblos, une galette bien gonflée et du lait de chèvres qui ne nourrissent plus, avec la chair d'une génisse qui a pris sa pâture au bois et n'a pas encore vêlé ou d'agneaux d'une première portée. »(Les Travaux et les Jours, v. 588-593.)
Dès la fin de l'âge archaïque pourtant, l'élevage décline et cette consommation devient marginale, cantonnée aux sacrifices religieux qui donnent lieu à des festins civiques : la part des dieux (graisse et os) est brûlée alors que la part des hommes (viande) est grillée et distribuée aux participants.
Pour leur part, les Spartiates mangent principalement un ragoût de porc, le fameux brouet noir (μέλας ζωμός / mélas zômós). Dicéarque préservé par Athénée nous renseigne sur sa composition : porc, sel, vinaigre et sang. Le plat est complété de figues et de fromage. Élien[10], auteur du IIe-IIIe siècle, prétend que Sparte défend à ses cuisiniers de savoir préparer autre chose que de la viande.
Dans les îles grecques ou sur le littoral, le poisson frais et les fruits de mer (coquillages, calmars et seiches) sont des ressources courantes. Ils sont consommés sur place mais surtout vendus à l'intérieur des terres. Les sardines et les anchois constituent ainsi l'ordinaire des citoyens athéniens. Ils sont vendus frais mais surtout salés. Une stèle de la fin du IIIe siècle av. J.-C. provenant de la petite cité béotienne d'Akraiphia, sur le lac Copaïs, fournit une liste de poissons et de leurs prix respectifs : le moins cher est le skaren (sans doute du perroquet de mer), tandis que la ventrèche de thon rouge coûte trois fois plus cher[11]. Parmi les autres poissons de mer courants, on peut citer le thon blanc, le rouget, la raie, l'espadon ou encore l'esturgeon, mets de choix consommé salé. Le lac Copaïs est lui-même fameux pour fournir des anguilles, renommées dans toute la Grèce et chantées par le héros des Acharniens. Parmi les autres poissons d'eau douce, on peut citer le brochet, la carpe ou le peu apprécié poisson-chat.

Œufs et fromage [modifier]
Les Grecs élèvent des cailles et des poules en partie pour leurs œufs. Certains auteurs [12] louent également les œufs de poule faisane et les œufs d'oie d'Égypte, mais on peut supposer qu'ils étaient assez rares. Les œufs sont consommés durs ou à la coque en tant que hors-d'œuvres ou inversement, comme desserts. Ils sont également employés, sous forme de blancs, de jaunes ou entiers, dans la fabrication de certains plats[13].
Le lait (γάλα / gála) est bu par les paysans mais n'est quasiment pas employé en cuisine. Le beurre (βοὐτυρον / boúturon) est connu mais lui aussi peu employé : les Grecs considèrent son usage comme une caractéristique des Thraces du nord de l'Égée, que le poète comique Anaxandride surnomme les « mangeurs de beurre »[14]. En revanche, ils apprécient les produits laitiers. On sert comme friandise ce qui devait ressembler à du yaourt, le πυριατή / puriatế[15]. Surtout, le fromage (τυρός / túros), de chèvre ou de brebis, est un aliment de base. On le vend dans des boutiques distinctes suivant qu'il est frais ou non, le premier coûtant environ les deux tiers du prix du second[16]. On le mange seul ou en mélange avec du miel ou des légumes. Il entre également, comme ingrédient, dans la préparation de bon nombre de plats, y compris de poisson. L'unique recette préservée du cuisinier sicilien Mithaikos (Ve siècle av. J.-C.) indique ainsi : « cépole : videz, enlevez la tête, rincez et levez les filets ; ajoutez de l'huile et du fromage »[17].

Boissons [modifier]

Rhyton attique, v. 460-450 av. J.-C., Musée national archéologique d'Athènes
La boisson la plus répandue est évidemment l'eau. Aller chercher de l'eau est la corvée quotidienne des femmes. Si le puits est inévitable, on préfère naturellement l'eau « d'une source toujours coulante et jaillissante, qui n'est pas trouble »[18]. L'eau est reconnue comme nourrissante — elle fait grandir les arbres et les plantes — mais aussi comme désirable. Pindare juge ainsi « agréable comme le miel[19] » l'eau d'une fontaine. Les Grecs peuvent qualifier une eau de lourde, sèche, acide, douce ou dure, vineuse, etc. Un personnage du poète comique Antiphane[20] jure qu'il reconnaîtrait entre toutes l'eau de l'Attique par son bon goût. Enfin, Athénée cite[21] un certain nombre de philosophes réputés pour ne boire que de l'eau, habitude conjugée à une alimentation végétarienne (cf. ci-dessous). On boit aussi couramment du lait de chèvre et de l'hydromel.
L'ustensile habituel pour boire est le skyphos, en bois, en terre cuite ou en métal. Critias préservé par Plutarque[22] mentionne ainsi le kôthon, gobelet spartiate qui présente l'avantage, à l'armée, de cacher à la vue la couleur de l'eau et de retenir dans ses bords la boue qui peut s'y trouver. On utilise également la coupe à boire appelée kylix (à pied et large vasque), et dans les banquets, le canthare (coupe profonde à pieds) ou encore le rhyton (corne à boire souvent plastique, c'est-à-dire à la panse moulée en forme de tête d'homme ou d'animal).

Le vin [modifier]

Banqueteur puisant dans un cratère grâce à une œnochoé pour remplir son kylix de vin, v. 490-480 av. J.-C., musée du Louvre
Le vin est vinifié aussi bien en rouge qu'en rosé et en blanc. Comme à l'heure actuelle, on trouve toutes sortes de productions, des grands crus en provenance de Thasos, de Lesbos, Chios ou encore Rhodes au vin de table, et même une piquette légère, rinçage à l'eau du marc de raisin (résidu formé des peaux de raisin) mêlé de lie, réservée à la consommation personnelle du producteur. Les Grecs n'hésitent pas à aromatiser le vin, avec du miel, de la cannelle ou encore du thym. Contrairement aux Grecs modernes, ils ne produisent pas de retsina, vin additionné de résine de pin. Élien mentionne toutefois un vin mélangé de parfum[23]. On connaît également le vin cuit[24] et, à Thasos, le vin doux naturel.
Le vin est généralement consommé coupé d'eau, le vin pur n'étant pas recommandé pour un usage courant : il semble en effet que son degré alcoolique ait été plus élevé que le vin actuel. En effet, la fermentation naturelle d'un jus à forte teneur en sucre obtenu avec un bon ensoleillement peut atteindre les 12° à 16° (18° au maximum). On le mélange dans un cratère auquel les esclaves puisent avec des œnochoés (cruches) pour servir les coupes (kylix) des buveurs. Le vin pur peut être en revanche employé comme médicament et de manière générale, on prête au vin des vertus médicales étonnantes. Élien mentionne ainsi que le vin d'Héraia d'Arcadie rend fous les hommes mais les femmes fertiles ; inversement, un vin achéen aide les femmes désirant avorter[25]. Hors de ces applications thérapeutiques, la société grecque réprouve la consommation de vin par les femmes. S'il faut en croire Élien, une loi de Massalia l'interdit même et prescrit aux femmes de ne boire que de l'eau[26]. Sparte est la seule cité où les femmes boivent couramment du vin.
Les vins réservés à un usage local sont stockés dans des outres de peau. Ceux destinés à la vente sont versés dans des πίθοι / píthoi, grandes jarres en terre cuite. On les transvase ensuite dans des amphores enduites de poix, pour les vendre au détail. Les grands crus comportent des estampilles du producteur et/ou des magistrats de la cité afin de garantir leur origine. Il s'agit là d'une des premières associations entre origine géographique et qualité objective d'un produit, indication de provenance qui sera bien plus tard à la base des appellations d'origine contrôlées.

Le cycéon [modifier]
Les Grecs connaissent enfin le cycéon (κυκεών / kykeốn, de κυκάω / kykáô, « remuer, mélanger »), intermédiaire entre la boisson et la nourriture. Il s'agit d'un gruau d'orge allongé d'eau et additionné d'herbes. Dans l'Iliade (XV, 638-641), la boisson comporte en sus du fromage de chèvre râpé. Dans l’Odyssée (X, 234), Circé y ajoute du miel et un philtre magique. Dans l’Hymne homérique à Déméter (v. 208), la déesse refuse du vin rouge mais accepte un cycéon composé d'eau, de farine et de menthe pouliot. Utilisé comme boisson sacrée dans les mystères d'Éleusis, le cycéon est aussi un breuvage populaire, surtout à la campagne : Théophraste dans ses Caractères (IV, 2-3), montre un paysan ayant bu force cycéon et incommodant ses voisins par son haleine à l'Assemblée. La boisson est réputée pour ses vertus digestives. Ainsi, dans la Paix, Hermès la recommande au héros qui a abusé de fruits secs (v. 712).

Les banquets [modifier]

Banqueteur et musicienne, coupe du peintre de Colmar, Ve siècle av. J.-C., musée du Louvre
Le συμπόσιον / sympósion — traditionnellement traduit par « banquet », plus littéralement « réunion de buveurs » — est l'un des loisirs préférés des Grecs. Il comprend deux parties : la première est consacrée à la nourriture, généralement assez simple, et la seconde à la boisson. En réalité, on consomme également du vin avec son repas et les boissons sont accompagnées des τραγήματα / tragếmata ou friandises à grignoter : châtaignes, fèves, grains de blés grillés ou encore gâteaux au miel, chargés d'absorber l'alcool et de prolonger la beuverie.
La seconde partie est inaugurée par une libation, la plupart du temps en l'honneur de Dionysos. Puis l'on discute ou l'on joue à divers jeux de table, comme le cottabe — en effet, les convives sont allongés sur des banquettes (κλίναι / klínai), des tables basses servant au dépôt de la nourriture ou de plateau de jeu. Des danseuses, des acrobates et des musiciens peuvent agrémenter la soirée. Un « roi du banquet », tiré au sort, est chargé d'indiquer aux esclaves la proportion à observer entre le vin et l'eau dans la préparation de la boisson.
Strictement réservé aux hommes — à l'exception des danseuses et des courtisanes —, le banquet est un élément essentiel de la sociabilité grecque. Il peut être organisé à l'instigation d'un particulier conviant ses amis ou sa famille, à l'instar des modernes invitations à dîner. Il peut également rassembler, de manière régulière, les membres d'une association religieuse ou d'une hétairie (sorte de club aristocratique). Les grands banquets sont évidemment l'apanage des plus riches, mais dans la plupart des foyers grecs, les fêtes religieuses ou les événements familiaux sont l'occasion de banquets plus modestes.
Le banquet sert de cadre à une véritable littérature de genre : le Banquet de Platon, celui de Xénophon, les Propos de table de Plutarque ou encore le Banquet des sophistes d'Athénée.

Goinfres, gourmets et cuisiniers [modifier]

Le poisson frais, l'un des plats préférés des Grecs, plat à figures rouges, v. 350-325 av. J.-C., musée du Louvre
À l'époque archaïque et classique, la frugalité, imposée par les conditions physiques et climatiques grecques, est érigée en vertu. Les Grecs n'ignorent pas le plaisir que l'on peut prendre à se nourrir, mais celui-ci doit rester simple. Le campagnard Hésiode, cité plus haut, considère comme un festin de la viande grillée, du lait et des galettes, le tout à l'ombre par une belle journée. Encore le meilleur repas est-il celui qui est gratuit : « bombance sans écot n'est pas à laisser perdre », remarque le philosophe Chrysippe[27].
La recherche culinaire et gastronomique est en revanche rejetée comme un signe de mollesse toute orientale : les Perses sont considérés comme décadents en raison de leur goût du luxe, qui se manifeste dans leur gastronomie[28]. Les auteurs grecs se complaisent à décrire la table du Grand Roi achéménide et de sa cour : Hérodote[29], Cléarque de Soles[30], Strabon[31] et plus encore Ctésias[32] sont unanimes dans leurs descriptions.
Au contraire, les Grecs se complaisent à souligner l'austérité de leur régime alimentaire. Plutarque[33] raconte ainsi qu'un roi du Pont, curieux de goûter le fameux « brouet noir » spartiate, achète un cuisinier laconien. Il goûte le plat et le trouve très mauvais ; le cuisinier répond « Ô roi, pour goûter ce brouet, il faut s'être d'abord baigné dans l'Eurotas. » Selon Polyen[34], Alexandre le Grand, en découvrant la salle à manger du palais royal perse, se moque de leur goût pour la nourriture et y voit la cause de leur défaite. Pausanias de Sparte, en découvrant les habitudes alimentaires du Perse Mardonios, aurait pareillement ridiculisé les Perses qui « ayant le moyen de vivre [ainsi], est venu attaquer [les Grecs] pour [leur] ravir ce dont [ils] viv[ent] ainsi misérablement[35] ».
Conséquence de ce culte affiché de la frugalité, la cuisine reste longtemps le domaine des femmes, qu'elles soient libres ou esclaves. Malgré tout, dès la période classique, la réalité semble ne pas correspondre totalement au tableau peint par les Grecs : on voit déjà mentionner des spécialistes de l'art culinaire. Élien (XII, 24) et Athénée mentionnent les mille cuisiniers accompagnant, à l'époque de Clisthène, Smindyridès de Sybaris dans son voyage à Athènes — même si c'est pour stigmatiser sa « mollesse ». Platon mentionne ainsi « Théarion le cuisinier, Mithaikos, l'auteur d'un traité sur la cuisine sicilienne, et Sarambos, le marchand de vins, trois éminents connaisseurs en gâteaux, en cuisine et en vins[36]. » Certains cuisiniers écrivent des traités de cuisine.
Au fil du temps, de plus en plus de Grecs se présentent comme gourmets. Élien explique ainsi (I, 28) : « à Rhodes, celui qui fait grand cas des poissons et les apprécie et qui dépasse tout le monde en gourmandise est, dit-on, loué par ses concitoyens comme un noble esprit. » À la période hellénistique puis romaine, malgré les revendications de frugalité, les Grecs — du moins les riches — ne se montrent guère plus austères qu'ailleurs. Les convives cultivés du banquet mis en scène par Athénée au IIe-IIIe siècle ap. J.-C. consacrent une grande partie de leur conversation à des considérations œnophiles et gastronomiques. Ils discutent des mérites comparés de tels vins, légumes ou viandes ; évoquent des plats renommés (seiches farcies, ventrèche de thon, écrevisses de mer, laitues arrosées de vin au miel) et grands cuisiniers — ainsi de Sotéridès, cuisinier du roi Nicomède Ier de Bithynie (règne de 279 à 250 av. J.-C.). Alors que son maître, en pleines terres, se languit d'anchois, il lui en sert des imitations : des raves femelles soigneusement découpées en forme d'anchois, huilées, salées et saupoudrées de graines de pavot noires. Cet exploit de cuisinier, la Souda, encyclopédie d'époque byzantine, l'attribue par erreur au célèbre gourmet romain M. Gavius Apicius (Ier siècle av. J.-C.) — preuve qu'alors les Grecs n'ont plus rien à envier aux Romains.
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La culture de Grece

  • Nov 21, 2007
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La culture de Grèce est souvent considérée comme le berceau de la culture occidentale. Elle a évolué pendant des siècles, prenant sa source dans la Grèce antique avant d'être influencée par les empires romain, byzantin, ou ottoman.
Sommaire[masquer]



1 Art et architecture

1.1 Architecture
1.2 Peinture et sculpture